Jean-Claude Juncker participe au Parlement européen à Strasbourg à un débat au sujet de la gouvernance économique

Le Premier ministre Jean-Claude Juncker, en sa qualité de président de l'Eurogroupe, a participé à un débat prioritaire au sujet de la gouvernance économique en séance plénière au Parlement européen à Strasbourg le 16 novembre 2011.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, se sont également exprimés lors de ce débat.

Au cours de son intervention, Jean-Claude Juncker a livré ses réflexions sur la gouvernance économique, et plus particulièrement sur l’efficacité et l’articulation des méthodes de travail au sein de l’Union européenne.

Tout en s’abstenant de "tirer des conclusions définitives", Jean-Claude Juncker a tout d’abord déclaré "qu’il n’était pas déçu par le premier semestre européen", mais qu’il estimait "que les résultats sont améliorables". Une évaluation définitive de la coordination ex ante des politiques économiques et budgétaires de la zone euro pourra, pourra selon le Premier ministre luxembourgeois, être faite au plus tôt en 2012 lorsque l’évaluation de la Commission montrera si les États membres ont effectivement suivi les recommandations élaborées par le Conseil.

Le chef de file de l’Eurogroupe a ensuite exprimé le souhait que le nouvel outil de coordination des politiques économiques et budgétaires "devienne plus politique, plus inclusif et moins technique". "Je ne pense pas que le gouvernement économique doit seulement être concentré entre les mains des ministres des Finances", a-t-il déclaré avant de s’exprimer en faveur d’une implication accrue des autres formations du Conseil telles que la formation "Emploi, politique sociale, santé, consommateurs" ou la formation "Transports, télécommunications, énergie" dans l’exercice gravitant autour du semestre européen.

Jean-Claude Juncker, qui a estimé que les méthodes de travail doivent devenir plus politiques, a regretté "qu’au niveau des ministres des Finances, parfois au niveau des Premier ministres, des textes soient avalisés sans avoir été préalablement discutés et préparés". Il a en outre exprimé le souhait que le Parlement européen soit davantage impliqué dans les débats avec les autres acteurs sur la surveillance et le dialogue économique. "Je pense que tous les États membres qui sont confrontés à de grandes difficultés économiques et subissent des pressions extérieures importantes devraient avoir la possibilité de s’exprimer au Parlement", a-t-il déclaré.

Quant à l'architecture de la gouvernance économique dans la zone euro, le président de l’Eurogroupe a tenu à préciser qu’il n’existait "pas de compétition"entre la présidence du Conseil européen de Herman Van Rompuy et l’Eurogroupe, réunion des ministres des Finances des États membres. Il a précisé, dans ce contexte, que les décisions concernant le futur fonctionnement de l’Eurogroupe seront prises le 30 juin 2012. "Il est essentiel, ne fusse que pour organiser le quotidien des relations entre la commission et les directions générales et l’Eurogroupe, qu’un président de l’Eurogroupe, working group soit installé définitivement et d’une façon permanente à Bruxelles", a-t-il jugé en arguant que cela "est essentiel pour organiser le quotidien des relations entre la commission et les directions générales et l’Eurogroupe".

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