Afin de sortir de la crise actuelle, l’ancien président de l’Eurogroupe a plaidé pour une "combinaison intelligente et courageuse" de la consolidation budgétaire et des réformes structurelles "nécessaires et sans alternative" tout en évitant les "effets pervers d’une austérité aveugle" notamment pour les plus démunis. Et d’ajouter que "le risque d’un mécontentement durable est bien réel - et au Portugal et en Europe".
Le 2 mai, le Premier ministre a rencontré longuement son homologue portugais Pedro Passos Coelho et le ministre des Finances Vitor Gaspar.
Jean-Claude Juncker a redit sa confiance politique au Premier ministre et au ministre des Finances: "Le Portugal se porte de mieux en mieux. J’ai beaucoup d’admiration pour le courage de toutes les forces politiques au Portugal. Et je rejette avec détermination l’image parfois négative du Portugal et des autres pays de l’Europe du Sud au Nord de l’Union européenne. Le Nord n’a le monopole ni de la vertu budgétaire ni de la sagesse politique!"
Les deux chefs de gouvernement se sont alors prononcés en faveur d’une politique de croissance inclusive favorisant la création d’emplois - "le plus important défi politique du moment" - surtout pour les plus jeunes ainsi que pour une stratégie de sortie des programmes d’ajustement. Dans le long terme, Jean-Claude Juncker a réaffirmé son idée d’une mutualisation des dettes dans la zone euro.
En clôture de sa visite, le Premier ministre a reçu le 3 mai à Porto le docteur honoris causa de l’Université de Porto, la plus grande université du Portugal.
Dans son discours laudatif, le président du Conseil économique et social Silva Peneda a relevé les mérites européens de Jean-Claude Juncker. Sa marraine doctorale, l’ancienne ministre des Finances du Portugal Maria Manuela Dias Ferreira Leite, a souligné quant à elle la grande amitié réciproque du Premier ministre et des Portugais et au Portugal et au Luxembourg.
Devant de nombreux invités et étudiants, Jean-Claude Juncker a redit son espérance pour l’avenir politique et économique du Portugal: "Je suis optimiste car je suis réaliste!"
Communiqué par le ministère d’État / Service information et presse